Posté le 10 mai 2020

Je t’écris de ma bulle, petit article. Tu n’es pas destiné à devenir un best seller, mais à mes yeux, tu auras toujours une importance et un goût particulier. Celui de l’inquiétude et de l’insécurité, même si on  se persuade du contraire, celui d’une époque qui restera gravée à tout jamais. Celui d’un quotidien inédit, irréel, celui d’un quotidien confiné, pour faire face au Coronavirus. Ce virus arrivé à une vitesse folle, foudroyant pour beaucoup, pour des corps, pour des coeurs…


Covid-19, tel un nom de code. Un mot de passe.
Coronavirus.
Le mot est posé, il est là. Celui que l’on entend sans cesse, celui qui a tout changé, qui a parcouru des milliers de kilomètres, ne faisant pas de jaloux parmi ces victimes.
Celui qui me faisait esquisser une simple grimace il y a encore quelques mois, voulant repousser l’idée que ça pourrait nous approcher et râlant légèrement sur la nouvelle lubie des hypocondriaques. Je suis confuse, j’étais loin de me douter de tout cela… J’avais déjà ma dose avec ma liste de courses de maladies chroniques, il a fallu accentué l’étiquette…
Quasi 2 mois de confinement. Une vie de Sim’s. Quoique. On passe notre vie à demander que tout s’arrête, à se plaindre que le monde va trop vite, à vouloir souffler…

On n’a pas été les moins bien confinés. Ensemble. Dans une ambiance qui s’est voulue sereine pour se protéger de l’extérieur. Ce même extérieur dont on a pu profiter avec le jardin. Ce confinement m’a, comme beaucoup, rendue tantôt hyperactive, tantôt larve option marmotte. Du rangement, du sport en parallèle avec des séries, du cocooning et de la cuisine.
Je fais partie de ces gens qui ne se sont pas sapés comme jamais au quotidien, non j’ai relâché un peu la pression et mis mon lisseur en RTT.

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Posté le 8 décembre 2019
Blog MummyBenti wishlist P¨récieuse 5 ans Noël

Noël approche, le compte à rebours a démarré et des petites croix sont déjà faites sur certaines listes.
Tu sais, les fameuses listes qui n’en finissent pas, parfois démesurées mais à prendre avec le sourire. La liste qui sert parfois de chantage à la sagesse. La liste qui met avant tout des étoiles dans les yeux de nos enfants…

Voici nos crush pour ce Noël 2019… On n’a pas voulu faire forcément “genré”, j’ai mis ce qui plairait forcément ici, à ma fille qui a 5 ans.

Allez c’est parti…

Ici il fait déjà fureur, il est arrivé avant Noël, il s’agit du célèbre chien robot Dackel de Silverlit qu’on peut télécommander grâce à une balle hyper malléable, Précieuse lui fait faire des visites et des virages incroyables, il est extensible, et surtout tout doux malgré que ce soit un robot. Je pense qu’il s’est installé pour un bon moment chez nous. Et… On ne se fait pas prier pour jouer avec elle, c’est super fun et ça plaît à une tranche d’âge très large!

Blog MummyBenti WishList petite bouclée 5 ans chien Dackel Silverlit

 

Place à mon premier globe interactif Tiptoi de Ravensburger. On aime beaucoup les jeux Tiptoi depuis plusieurs années. Découverte de la planète, observation, apprentissage ludique, 4 jeux, les 197 pays sont présents avec une information pour chacun, il y a des tas de jeux à faire avec ce globe qui est en plus, très beau et qui lui plaît beaucoup. Facile à monter, bonne préhension… Elle grandit, je m’en rends compte avec ce jeu aussi… Elle n’a pas fini de le découvrir, je la vois surprise au fur et à mesure de son tour du monde. Ça nous permet de remettre à jour notre culture générale aussi en jouant avec elle, en accompagnant ses découvertes parce que malheureusement nous ne sommes pas des encyclopédies. On lui raconte ses origines, les pays que nous avons visité, elle découvre l’immensité des mers et des océans, en jouant de façon paisible et avec grand plaisir!

Blog MummyBenti wishlist P¨récieuse 5 ans Noël Tiptoi Ravensburger

 

Blog MummyBenti wishlist P¨récieuse 5 ans Noël Tiptoi Ravensburger

 

La baignoire magique Babyborn est très attendue ici, elle l’a découverte avec émerveillement chez King Jouet, elle ne s’en est toujours pas remise et me bassine avec (tentative d’humour et de jeu de mots…). Un bouton pour une douche automatique, de la musique, de la lumière, elle va adorer. Depuis toute petite les jeux d’eau sont son grand truc. Avec 3 fois rien elle est contente, une bassine, du transvasement, des bébés… On va dans le plus sophistiqué cette fois avec cette baignoire.

Et comme, bien évidemment, on ne peut baigner n’importe quel poupon avec…(#sefaireroulerparsonenfant)…
Le poupon Baby Born devrait aussi être au pied du sapin afin d’agrandir notre mini crèche à domicile.

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Posté le 13 novembre 2019

Peut-être que je t’ai trop fait confiance. Peut-être que je pensais que tu dormais, que tu étais mesurée… Pas absente, oh non, mais que tu savais contrôler tes excès après plusieurs coups de folie m’ayant mené au bloc opératoire à 2 reprises il y a plusieurs années.
Pourtant je savais de quoi tu étais capable. Toi qui m’a pris une grande partie de ma vie de femme, de mes souhaits de femme, toi qui a rajouté des embûches dans un quotidien déjà pas simple.

Tu as sûrement eu peur que je t’oublie. N’aies crainte, depuis ta révélation je sais que tu es là, je sais ce que tu me prends, sournoisement, l’air de rien car je suis bien trop pudique sur le sujet pour étaler ma peine et ma colère. Mon désarroi et ma tristesse.
Tu es capable de libérer des douleurs inouïes, de celles qui vous saisissent, qui vous donnent des coups de couteau au plus profond de vous même, qui vous empêchent de vivre normalement pendant la crise mais pas que.
Tu es chronique mais tu es aussi périodique, tu es là mais tu attends impatiemment tes moments de gloire, ceux où tu vas pouvoir laisser éclater ta force. Quand tu arrives, je ne peux pas te combattre, malgré mon caractère, ma volonté, ma haine. Contre toi, j’aimerais tout utiliser pour ne plus souffrir de la sorte. Même faire semblant que ça va devient impossible au fil des années, et ne sert à rien.

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Posté le 17 juin 2019

Merci On dit beaucoup de choses dans la vie dont on ne mesure pas les conséquences pour plus tard…Des choses qui nous semblent banales. Anodines. Sans importance. Cette fameuse spontanéité. Cette liberté d’expression. Ce qui va me blesser, te heurter, lui passer au dessus de la tête, me faire rire ou vous choquer. Fera peut-être l’effet contraire à l’autre.

Chacun ses réactions. Chacun son ressenti.
Chacun son degré d’acceptation. Chacun ses principes et ses projections pour son futur.
Et quand tu n’as pas d’enfant, au bout d’un moment tu en as marre d’entendre que toi tu ne peux pas comprendre car tu n’es pas parent… Cela ne veut rien dire. Oui lier l’expérience à la théorie te permet d’être plus complète. De te projeter et vivre pleinement ce job de parent. Mais pas forcément. Pas obligatoirement. Ce sont souvent ceux qui n’ont pas la tête dans le guidon de la vie de parents qui te font remarquer ce que toi tu fais spontanément et qui est étonnant. Ce sont ceux qui ne peuvent pas comprendre qui comprennent parfois le mieux. Ce sont ceux qui prennent le relais, qui font partie de ton entourage. Ils n’ont pas cette pression et cette responsabilité permanentes et le peu de fois où ils voient tes enfants c’est la fête en permanence. Leur analyse est distancée, juste. Parfois à côté de la plaque d’accord. Mais souvent si ça pique c’est que ça résonne… Toi t’es là vieille grincheuse. Toi tu n’est pas toujours fun aux yeux de tes enfants.
Quand tu as, les conseils et les jugements de ceux qui crient à la liberté, ça peut te bousculer, t’énerver.
Te rappelles tu, toi, ce que tu disais.
Te rappelles tu quel jugement tu avais en balade face à cette enfant de 3 ans avec sa tétine dans la bouche. Face à la réaction de cette maman perdant patience suite à une énième colère de son fils au supermarché.
Et quand les autres te racontaient leurs galères de parents. Tu te disais que toi, ça ne pourrait pas t’arriver. Parfois tu ne le disais pas seulement qu’à toi. Tu le pensais haut.
Moi si c’était le mien…
Moi quand je serai mère…
Moi quand elle me fera ça… Enfin, non, rien. Elle ne me le fera pas.
Et bien moi, j’ai honte envers moi-même. Envers des principes désuets. Envers des promesses non tenues. Envers des valeurs que je ne peux mettre en application.
Parce que j’ai bien capté par ma propre expérience qu’il en est tout autre.
« Elle dormira dans son lit, elle n’aura pas le choix ça sera non négociable ». (Principe oublié depuis… La grossesse).
Je suis fatiguée je veux juste dormir et si en complément je peux sentir la douce odeur de ton petit cou…
« Elle mangera de tout pas le choix c’est pas elle qui décide ».
J’ai pas envie de me prendre la tête, je suis capable de comprendre qu’on aime pas tout et que je ne vais pas refaire Waterloo pour des petits pois carottes. Je lui propose mais je ne la force pas.
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Posté le 14 avril 2019
 Les articles où je t’écris directement à toi, petite personne, sont certainement ceux qui me ressemblent le plus.
Plus intimiste sans faire dans le grand déballage.
Authentique sans tomber dans de la psycho-dramaturgie.
On s’est adaptées l’une à l’autre dès nos premières heures communes, dans l’amour et dans l’ambivalence, tant nos besoins physiologiques et affectifs sont proches mais tout aussi décalés…
On a les mêmes mais pas forcément au même moment. Pas toujours heureusement. Parfois (souvent) on est bien synchro.
Ça peut être embêtant quand on est en décalage horaire (écrit la mère qui n’a fait que très peu de véritables nuits complètes depuis 5 ans…).
Dans le monde où ça va à peu près, la mère est attachée à son enfant dès qu’elle a connaissance de son existence. Parfois ça commence plus difficilement mais ça avance bien… D’autres fois, ça ne vient pas. C’est un autre chapitre, qui ne me touche pas et j’en remercie le ciel.
Nous venons tout droit du monde où ça va à peu près. Frôlant le monde de l’amour fou.
Au delà d’être attachée, j’ai été liée à toi, dès que j’ai su que tu étais au creux de mon ventre.
L’amour naît de l’attachement. J’ai l’impression que je me suis attachée à toi en même temps que je t’ai toujours aimé. Il n’était pas possible d’y aller étape par étape. Je t’ai tant attendu…
Mais tu m’as permis de mieux me connaître. Je suis capable de me mettre dans une colère intérieure forte alors que je t’aime une fois encore tout aussi fort.
Je ne peux pas te rendre coupable de tout ce qu’on vit et de tout ce qui n’est pas calme, posé, agréable.
J’y suis forcément pour quelque chose.
Tu ne supportes pas que je te dise non.
Tu es mon tyran d’amour alors que tu es un amour tout court avec les autres.
Tu fais tout pour te faire remarquer et avoir toute mon attention positive ou non dès que je te rejoins, dès que je suis là.
J’ai loupé un truc. Les limites ?
Pourtant… J’ai suivi le manuel de l’instinct parental, mêlant avec subtilité autorité et tendresse.
Non je crois que j’ai enfin compris. Sans être une angoissée qui ne vit plus, je suis en perpétuelle inquiétude pour toi. Que je me prends trop la tête.
Est ce que tu vas bien? Est ce que tu te sens bien? N’as tu pas trop froid, trop chaud? Es tu douloureuse, gênée? Quelque chose t’a fait de la peine? Est ce que le moment vécu te plaît? Es tu à l’aise ?
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