Posté le 27 mai 2017

On prend les mêmes et on recommence. Je suis de ceux qui ont du mal à vieillir, qui ne le vivent pas très bien. Oui je sais à 35 ans pile-poil on n’a pas le droit de dire ça. Sinon ça voudrait dire qu’on est restés coincer dans la team de Peter Pan, ou qu’on est envahis de névroses… Rien de complètement tous cela. Mais je possède en moi la nostalgie éternelle. J’ai du mal à me dire que je ne revivrais plus certains moments, certaines périodes, que je ne ferai plus de dissert de philo, que je ne demanderai plus à ma mère Si je peux rentrer à minuit d’une boum, que Mariah Carey ne chantera plus Fantaisy avec la même ferveur !

Par contre je fais partie des gens qui kiffent que ce soit leur anniversaire. En théorie. Parce que tu reçois des messages qui font chaud au cœur, des trucs surprenants de personne ressorties de nulle part, et des messages consensuels dont tu préfères en rire. Mais cette année c’est tête à tête avec Pêche et Précieuse.
Mes essentiels donc on va être bien c’est sur. Mais niveau discussion ça risque d’être limité… On va faire un gros débat sur Nagui et Docteur la Peluche pour s’ambiancer. Suivi d’une petite séance “C’est ma Maman”, “Oui mais c’est ma soeur”. Ça promet.
Ma petite maman chérie est en Namibie, la moitié pas là cause obligations, et avec les copines on galère à se synchroniser alors le jour de la fête des mères c’est encore plus dur et compréhensible.
Je vais donc prendre un an dans la solitude d’adulte entourée de mes bisounours de fille et de frère.
Finalement je ne veux peut-être pas avoir 35 ans et mes arguments manquent de maturité? Non mes arguments sont là pour essayer de me trouver des excuses.
Cette année c’est la tristesse de l’anniversaire.
35 ans, donc dans 5 ans à priori je devrais avoir 40 berges si Paco Rabanne ne nous prédit pas une nouvelle fausse explosion de la Terre. Planète qui va suffisamment déjà mal je trouve. Voila donc dès demain je suis plus proche des 40 que des 30 et plus à mi-parcours.
Je n’ai pas le schéma classique des 35 ans. Oui il me manque un marmot d’amour pour avoir le quota des 35 ans et 2 enfants, un peu de confiance en moi, un PEL rempli de côté, et la folle envie de fêter ça dans la joie.

Je suis fixée sur ces petites routes qui sillonnent chaque jour mon visage, sur mes articulations rouillées. Sur chaque jour qui passe, chaque minute qui s’écoule et tout ce qui me reste à faire niveau développement personnel.
La conscience de mon propre vieillissement me fout les boules, et peut donner l’occasion à bon nombre de personnes de se moquer de mon chichi qui en réalité n’en est pas un. Je sais ce que beaucoup en pensent, que je ne suis pas solo dans cette situation universelle mais chacun ressent et ressort ses propres angoisses et émotions.
J’ai juste peur de vieillir, peur de mourir mais ça, ça mériterait un chapitre d’article, selon la foi, la culture, l’éducation, l’origine, il est entendable ou alors non légitime d’avoir peur de cette étape finale immanquable.
Dans tout ce que j’écris, au milieu des articles découvertes, bons plans produits, etc il y a ces articles tellement moi, mais manquant d’apaisement. Et si les 35 ans étaient pret à accueillir l’apaisement jamais trouvé,
Je devrais avoir honte d’écrire ça..Mais même pas. Je respecte chaque douleur, chaque malheur, j’ai conscience que ce problème est moindre même à l’échelle de tous les autres qui occupent ma propre vie.

Bref aujourd’hui j’ai 35 ans, j’enjoy mon birthday (#phrase d’ado) mais beaucoup moins mon âge! Demain ça sera passé c’est sur!
Et puisqu’on n’est jamais mieux servi que par soi-même, je m’auto-souhaite un joyeux anniversaire, de jolies choses et les bougies de la sérénité…
Et vous, ça vous fait quoi de vieillir?

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Posté le 14 mai 2017

C’est assez abrupt de l’écrire comme ça, cela manque de glamour et d’emballage cadeau qui brille mais c’est un fait: J’ai réalisé il y a quelques temps que je n’avais pas de talent. Rassurez-vous, je m’en doutais.
Alors je ne te parle pas du don d’ubiquité, ou de la capacité à marcher sur un fil entre 2 buildings. Non je te parle d’une chose dans laquelle tu es reconnue, une activité, un art, un thème auquel les gens te lient.

J’ai souvent lu: On a tous un talent. Ou autre version: Chacun possède un talent caché…
Non j’insiste. Je n’ai pas de talent. Je suis de celle qui sépare un minimum le talent de la passion. On peut être passionné et pas talentueux dans sa passion. Dans le sens, pas comme on aimerait, avec une maîtrise extrême et sans faille aucune.
J’ai des passions, pas nombreuses non plus et c’est ce qui définit selon moi la passion, on ne peut pas en avoir en série illimitée. On en a quelques unes. Bloguer est une de mes passions mais alors si vous saviez les manquements que j’ai encore pour être à l’aise dans ce milieu entre le référencement, le codage, les balises, le clic droit et j’en passe…
Il y a des choses que je fais mieux que d’autres. Mais je n’ai pas de pré-disposition particulière à exceller dans un domaine précis.
Le sport: hum déjà bébé je pense que j’ai du tout donner pour passer du quatre pattes au bipède. Je n’ai jamais dépassé le stade de la hauteur genoux quand on jouait à l’élastique dans la cour de récréation.
La musique? Cela se limite au cours de flûte de Cm1. Gros potentiel sur “L’eau Vive” de Guy Béart.
La cuisine? Oui ça va, je me débrouille. Mais je n’ai pas une créativité débordante et je reste classique finalement, je manque de confiance en moi pour me lancer dans l’originalité et la grande cuisine risquée. La danse? C’est loin derrière moi.
La photo? C’est vrai qu’avec mon iPhone j’essaie d’en faire de plus en plus belles. Et j’ai très envie de m’équiper.
Les langues étrangères? Il n’y a qu’à en parler avec mes meilleures amies et les admirer éclater de rire pour se rendre compte que je n’ai jamais su rouler un “r” et que j’étais la risée du cours d’español.
Le chant? Une catastrophe. Ma propre fille me demande d’arrêter. J’ai toujours rêvé de savoir dessiner, de crayonner mes pensées. J’aime la peinture aussi. Je suis béate devant pas mal d’illustrateurs actuellement, je suis fan de ce qu’ils ou elles proposent avec un naturel déconcertant et en lien avec le quotidien.

Je vous assure que ça fout un coup au moral de le réaliser.
Certes je ne dois pas être la seule (gros besoin d’être rassurée derrière cette phrase). Mais reconnaissons qu’il y a bon nombre de personnes qui excellent dans des domaines tout particulier. J’ai cherché, réfléchi, demandé, fouiné, insisté auprès de moi-même: Mais c’est certain. Je n’ai pas de talent.
Je n’ai que presque 35 ans. Mais il me semble trop tard pour maîtriser la chorégraphie du Lac des cygnes, prendre des cours de chant dans le but d’auditionner pour The Voice ou encore apprendre à coudre une robe de mariée.

J’essaie de trouver mon petit plus…
Mais qui ne sera jamais un talent… Moi ce que je fais bien quand on me laisse le champ libre, c’est dormir, râler, faire des emplettes, et squatter le web… Ah oui je suis pas mal dans le tracé de l’eye-liner aussi.
Tout n’est que superficialité dans ces dernières occupations citées. Je suis forte en crumble et en brick. Et je peux tourner mes pouces à 180 degrés et faire des vagues avec mon ventre. Je suis bien en chair mais très laxe. Je suis une tueuse en texto choc.
Bref c’est naze. Je n’ai pas de talent. Je vais avoir 35 ans, il me faut un talent. Je vais partir à la recherche de mon talent caché.
Au moins celui de m’accepter, et de commencer à apprendre à m’aimer et me respecter.

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Posté le 24 avril 2017
MummyBenti, émotions, cette petite boule nichée au fond de moi

Elle est nichée là, au plus près de mon plexus solaire. Une poche d’émotions, d’angoisses, de conservation de tout, une partie de ma mémoire interne et de mes réflexions quotidiennes. Je pourrais la dessiner sur mon corps avec un crayon tant je la sens, je la ressens, je la devine, je la vis.
Elle a pris ses quartiers, elle fait partie de moi, elle est moi.
Elle existe chez d’autres personnes aussi. Dans les rares à qui je l’ai présenté, certains ont reconnu sa description et m’ont avoué avoir la même. D’autres m’en parlent sans savoir qu’elle m’habite. Comme je les comprends. Et puis il y a les gens qui te prendraient  pour une ahurie en pleine indigestion.
C’est pesant. C’est lourd. C’est dur. C’est ce qui m’empêche d’être forte. J’ai réclamé une opération pour qu’on nous sépare elle et moi. Je la sens tellement que si un jour elle apparaissait à l’irm je ne serais même pas étonnée. Pourtant elle n’est pas faite de sang, de canaux, de vaisseaux… Elle est composée d’émotions, de tracas, de soucis, de dilemmes, de questionnements, de sensibilité. Elle est celle qui fait que je ne suis pas assez forte et sûrement trop faible. C’est à cause d’elle que quand je décide que tout va bien alors que ce n’est pas si rose, je n’y arrive pas, je lutte pour surmonter les obstacles, les problèmes dans ma tête. Elle est là. Elle me fait mal. Elle me tord le corps. Elle fait des noeuds. Elle me crée une vraie gêne physique. Elle n’est pas psychosomatique. Elle s’incruste dans trop de choses. De toutes petites choses parfois. Elle ne laisse rien passer.
J’aimerais m’en débarrasser. On m’a parlé de médecines douces, de méditations, de cheminement personnel. J’ai essayé plusieurs choses sans jamais avoir l’impression d’être aller au bout. J’ai désormais la triste certitude qu’elle sera toujours là. Que même si tout allait bien, le moindre domino pouvant faire que tout s’enchaîne la réveillerait. Elle ne veut pas partir. Elle est moi. Je ne viens pas de la connaître, je l’ai toujours eu. Elle était là quand je guettais la voiture de mon père qui venait me chercher pour les vacances et que je crevais de l’intérieur de devoir me séparer de ma mère, de mon monde, pour rejoindre un univers qui ne me correspondait pas, où je me sentais mal déjà toute petite.
Elle est là quand je souffre des séparations. Quand je reste un moment sans voir ma mère alors qu’à 34 ans il n’y a rien de plus normal, quand je laisse ma fille pour une nuit alors qu’elle est bien et que cela me permet de souffler, quand je pars à l’hôpital et que je sais que cela va être difficile, quand j’assiste à un moment difficile ou triste chez les autres, quand je traverse des périodes de vide ou de doutes, quand j’ai des caps à passer. Elle est même là pour des choses qui semblent simples parfois. Elle est là pour me rappeler que je suis incapable de prendre quelque décision que ce soit sans créer des théorèmes au sein de mes méninges et de mes hémisphères cérébraux. Comme dirait Mr.Z  même choisir un plat sur une carte est compliquée.
Je la hais. Je voudrais la transformer à défaut de la faire disparaître. Que sa force soit la mienne. Elle est en moi mais elle ne peut plus me faire mal comme ça. J’ai presque 35 Ans. Le Monde est en guerre et je me bats contre une boule d’émotions. Je n’en veux plus. Je veux vivre, assumer, rire et arrêter de me rendre malade pour tout et rien. J’accepte d’être sensible mais je veux que cette boule qui contient toutes mes émotions ne soient plus un handicap. Il y aura sûrement une suite à ces mots balancés sur une période où je ne peux plus la supporter.
Je veux être Maeva.
Juste Moi.

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Posté le 22 février 2017
Blog MummyBenti Article B.A.B.I Celle qui réalisait le B.A.B.I post dégâts

Je n’ai pas voulu suivre une mode. J’ai lu. Je l’ai observé. Analysé avec mes yeux de mère. Je me suis questionnée. J’ai culpabilisé.
Le verdict est sans appel et je le pose un peu tard. Sachez que je le sais, que je le sens, que je le ressens depuis fort longtemps.
Précieuse est un BABI.
Un quoi? What’s?
Un B.A.B.I, un Bébé Aux Besoins Intenses. Un High Needs Baby. Ça en jette, non? Oh oui ça en jette. Des émotions, des objets, des mots…

Est-ce un courant? Une vraie définition pédagogique? Un sigle sur un état nous permettant une analyse? En tout cas, gérer un B.A.B.I n’est pas des plus simples. J’aurais tendance à dire que tous les bébés ont des besoins intenses, non? Alors oui il y a les bébés zens, ceux qui ne s’agacent que rarement, qui vivent bien en permanence leur vie de minis-être, les frustrations, la non-immédiateté, qui sont sécures plus rapidement que d’autres.
Précieuse, elle, est dans l’émotion. Le tout de suite, le maintenant, l’envie, la pulsion. Elle est sensible, exigeante, active. Et particulière face au sommeil… J’ai vu tellement d’enfants différents avec mon travail que pour moi, elle est elle tout simplement et chaque enfant a un critère de B.A.B.I à un moment donné de son développement. Peu de choses pour le moment lui plaisent dans la durée, elle a besoin d’être collée à moi pour mieux m’aimer, me consommer, me consummer, me faire la misère à sa façon parfois. Je vais finir avec la banane de Desireless avec cette enfant.
Ces émotions sont exagérées, exacerbées, multipliées, mais attach(i)antes, respectables et authentiques, ce sont les siennes. Je rajouterai que les chiens ne font pas des chats. Elle a pris tout ce qui est amplifié chez son père et sa mère. Ça n’est pas peu dire…
J’aurais dû et pu écrire cet article bien avant. À l’aube de ces 3 ans que puis-je faire avec ce BABI qui n’est quasi plus un bébé…? Des tas de choses. Nous avons des ressources. Nous faisons clairement des tas de choses géniales et cela ne l’empêche pas d’être une petite fille, heureuse, joyeuse.
Il n’est jamais trop tard. Parfois l’inconscient, des petits trucs débloquent les situations (dois-je vous avouer que cela fait longtemps que je ne crois plus à cette théorie?). Néanmoins ne puis-je pas espérer qu’en déposant ces mots ici, mon BABI ressente ces émotions qui moi aussi me submergent? Cette envie, ce besoin de sérénité, de calme, de bons moments sur la durée et dans la constance. Je me sens parfois dans l’impuissance pour trouver des solutions pouvant l’apaiser sur du long terme.
Mon BABI m’épuise. Depuis ces premières heures. Mais me chamboule, me comble, me bouleverse, m’émeut. C’est un BABI option ennui impossible et liberté endommagée. Je vous l’ai écris dans un récent article, sur l’ambivalence des mères, je ne peux rien faire, je râle et pourtant sans m’en rendre compte je dois contribuer à cette situation… Le B.A.B.I est peu (pas?) parlé dans l’univers scientifique, le terme n’est parfois pas reconnu, pas entendu, pas officialisé. Certaines revues de la petite enfance, certains ouvrages se rattachant à la psychologie et cette grande famille blogosphérique sont moins frileux avec le sujet. Car c’est un fait. Sans nom à la base, mais qui en a un aujourd’hui.

Il n’y a pas de remèdes miracles. Tout passe. Mais le B.A.B.I peut laisser des traces. L’ordonnance serait ponctuée de patience, de dialogue, de besoin de soutien, de moments de décompression, de repos. De présence pour ce bébé, cet enfant qui en a besoin sur une période particulière de sa vie. Ne pas hésiter à lui dire combien parfois c’est dur, l’accompagner dans la gestion de ses frustrations et de ses manifestations manquant de juste milieu. Et surtout une sacrée dose d’amour et de love dégoulinant pour que le B.A.B.I soit toujours plus sécurisé émotionnellement, physiquement, affectivement et pour que ses parents tiennent le coup et gardent le positif avant toute chose!

Cher Dr Sears, Merci d’avoir mis une définition sur ce type d’enfant. Ça aide.

Ce pédiatre est le papa de plusieurs enfants dont un à l’origine de la définition du B.A.B.I, un petit être qui est à lui seul la source de critères établis définissant ces bébés aux besoins +++.

Je pense que Précieuse est un peu, beaucoup, passionnément un B.A.B.I, depuis qu’elle est née, elle vit tout de façon intense, la joie, la colère, la peur, la faim, la fatigue, la frustration prennent des proportions… Disproportionnées!

Mais cette enfant est le meilleur B.A.B.I du monde à mes yeux. Ma B.A.B.I love. Et je suis sûrement une M.A.B.I. Je vous laisse deviner…

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Posté le 12 février 2017

L’ambivalence des mères… Il s’agit de trouver les bons mots. Les mots justes. Ceux qui ne heurtent pas. Qui ne blessent pas. Qui parlent. Qui sont les voix de notre âme.

On désire fort nos enfants. Nous les femmes nous avons la chance de les sentir se construire, prendre forme, en nous. De leur donner la vie. Parfois non sans mal, sans souffrance.
Quelques heures après cette première rencontre, après la grossesse épanouissante mais épuisante, l’accouchement inoubliable mais marathonien bien souvent, on rêverait juste que ce bébé soit apaisé contre nous et s’ajuste à notre besoin intense de récupération.
Alors que le début du challenge, de la grande épopée parentale vient d’être siffler.

La première séparation. Celle qui n’arrive parfois jamais chez certains. Laisser notre enfant pour souffler, pour se retrouver, pour l’habituer, pour un impératif, pour se reposer. On a toutes un pincement au cœur suivi d’un cri de délivrance ou de déchirement.
Mais qui n’a jamais savourer les premières minutes de retrouvailles avec soi-même.
Il serait temps que j’utilise le “je”. Vous ne ressentez certainement pas toutes les mêmes choses que moi. Je trouve que nous sommes ambivalentes. Que je le suis.
Ma fille me remplit d’amour. Un amour incommensurable, inépuisable, un amour câlin, un amour vache, un amour fusionnel, passionnel.
Je ne respire plus. Je travaille. Je vais à mes différents rendez-vous médicaux qui sont rentrés dans la routine de ma vie. Je m’occupe de mon foyer. Et de ma fille. Oui je suis comme beaucoup. J’ai quelques (rares) moments pour moi. Des moments culpabilisant durant lesquels j’ai du mal à relâcher la pression. À ne penser qu’à l’instant présent et sympa que je suis en train de vivre.
Ce que je veux dire c’est qu’avec ma fille, collées, il m’est presqu’impossible de faire autre chose que de partager avec elle, de jouer avec elle, de l’observer, de lui parler, de l’encourager, la féliciter, la mettre en garde face à une énième bêtise. Je suis elle. Elle est moi. Je n’ai plus de moments à moi et je les cherche, je les réclame, je les quémande, je les rêve. Et pourtant je les repousse, je ne les provoque pas tant que ça, je ne les assume pas, je ne les vis pas bien, et ma conscience me travaille.
Sans elle, il me manque du moi. Sans elle, je suis incomplète. J’ai forcément participé à la création de ce lien de dépendance qui est inévitable et impératif au début mais qui devrait s’amenuire au fil du temps. Il n’en est rien pour le moment.
Je veux du temps pour moi avec ma fille pas loin, dans mon champ de vision, qui joue une heure ou deux seule et vient me voir pour une anecdote, un bisou. Je veux pouvoir monter les escaliers de notre maison pour aller plier du linge sans qu’elle pleure et qu’elle me suive immédiatement. Je veux prendre une douche sans user de stratégie et devoir trouver le bon dessin animé qui sera conforme à la durée de mon shampoing et de mon après-shampoing.
Je veux avoir une relation mère-fille saine, posée, qu’on s’aime à la folie sans que tout soit démesuré.
Je suis ambivalente. Sauf dans la sincérité de mon amour pour ce petit être qui m’a donné le plus beau rôle de ma vie.
Nous sommes ambivalentes quand je lis tous ces posts, ces statuts, ces articles où on se cherche dans une relation parentale qui se voudrait parfaite mais qui tâtonne pour trouver un juste équilibre, qui finit souvent par arriver.
Viens à nous, équilibre, on te bichonnera.
C’est rassurant de savoir que nous sommes une bande d’ambivalentes dégoulinantes d’amour et de dépendance qui hurlent sur tous les toits que parfois on aimerait se lever en se demandant ce qu’on va bien pouvoir faire de sa journée et ne penser qu’à soit.
Merci de vivre la même chose que moi. Nos difficultés mutuelles nous aident. Merci aussi à ces relations mère-enfant me renvoyant la perfection et l’harmonie, je me dis que tout est possible et que je frôlerai forcément un jour cette plénitude.
Peace and Love dans vos cœurs de Mamans.

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